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A quel point le prix de la liberté et la disposition contraire et l’exercice du pouvoir oppressif sur les autres peuvent-ils aller de paire. Je pense humblement qu’il n’est point besoin de la sagacité d’un philosophe pour le savoir
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On se souvient de Phillis Wheatley comme étant la première poétesse noire américaine. Née au Sénégal en 1753, elle fut kidnappée à l’âge de 8 ans et emmenée à Boston par les marchands d’esclaves. A Boston, on la vendit à John et Susannah Wheatley. Eduquée et encouragée dans ses écrits par Susannah, Phillis Wheatley publia son premier poème en 1770 à l’âge de 17 ans. Wheatley continua avec la publication de plusieurs poèmes parlant en général de religion qui était un thème populaire à l’époque. Elle publia un recueil de poèmes à Londres et devint très populaire. En 1771, elle obtint sa liberté.
Sa capture à bas âge et son expérience à bord du bateau négrier la rendirent frêle et maladive pendant une grande partie de sa vie. En 1773, Wheatley fut envoyée à Londres pour essayer d’améliorer sa santé. A l’occasion de son départ, elle écrivit « Un au revoir à l’Amérique » et le dédia à Susannah Wheatley. Elle rédigea également une ode dédiée à Scipio Moorhead qui était peintre et esclave d’un prêtre de Boston. Malgré son éducation privilégiée, et bien qu’elle cherchât dans beaucoup de ses poèmes à évoquer la situation des noirs américains comme étant une situation salvatrice (« Ce fut la clémence qui m’emporta de ma terre païenne. »), la lettre qu’elle adressa au révérend Samson Occum dans la ‘Connecticut Gazette’ témoigne de sa frustration envers l’esclavage. Usant d’un ton aimable, Wheatley, plus prudente que jamais, tire sur ses chaînes : Révérend et Honorable Monsieur, J’ai, ce jour, reçu votre obligeante et gentille épître et je suis entièrement satisfaite de vos raisons concernant les nègres et je pense que ce que vous avancez pour justifier leurs droits humains est très raisonnable. Ceux qui les envahissent ne sauraient être insensibles à la lumière divine qui est en train de dissiper les ténèbres qui enveloppaient la terre africaine ; et le chaos qui y régnait depuis si longtemps est en train de se transformer en un très bel ordre et révèle de plus en plus la glorieuse acquisition de libertés civiles et religieuses qui sont si inséparablement limitées qu’on ne peut jouir de l’un sans l’autre. Autrement peut-être les Israélites ont été moins demandeurs en ce qui concerne leur liberté de l’esclavage égyptien. Je ne dis pas qu’ils auraient pu s’en passer, pas le moins du monde, car dans toute âme Dieu a insufflé un principe que l’on appelle l’amour de la liberté. Il ne tolère pas l’oppression et est assoiffé de délivrance ; et avec la permission de nos Egyptiens modernes, je dirai que le même principe est vivant en nous. C’est Dieu qui accorde la délivrance à sa propre façon et au moment qu’il veut. Et qu’il soit honoré sur tous ceux que la cupidité pousse à avancer et créer des calamités à leurs prochains. Je ne désire pas cela pour leur malheur mais pour les convaincre de l’absurdité de leurs conduites dont les paroles et les actes sont si diamétralement opposés.
A quel point le prix de la liberté et la disposition contraire et l’exercice du pouvoir oppressif sur les autres peuvent-ils aller de paire. Je pense humblement qu’il n’est point besoin de la sagacité d’un philosophe pour le savoir.
Tu es mon héros si… Si tu as le sens de l’honneur Si tu sais être généreux Si tu oses parler pour les sans-voix, Si tu étais sapeur pompier Si tu veilles à la sécurité des autres Si tu es un éducateur inconnu, Si tu sais faire preuve Si tu sais répondre à Où que tu puisses être,
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Written by
Cheikh Darou Seck
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Last changed on:7/19/2005
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